Home / Systèmes nationaux / Pays / Lettonie / Syndicats

Syndicats

La Lettonie compte une seule confédération syndicale, la LBAS, à laquelle est affiliée la majorité des syndicats. Avec 15 %, le taux de syndicalisation est relativement faible. Il est plus élevé dans le secteur public que dans le secteur privé.

On dénombre 140 000 personnes syndiquées en Lettonie (2008), soit de 14 % à 15 % de la population active, des résultats similaires à ceux obtenus par la base de données des syndicats ICTWSS, qui a chiffré le taux de syndicalisation à 14,8 % en 2008.1

La seule confédération syndicale du pays est la LBAS (Latvijas Brivo Arodbiedrìbu Savieníba, Confédération des syndicats indépendants de Lettonie), qui totalise 139 000 affiliés, dont 131 000 sont actifs.2 Créée en 1990, la LBAS a succédé à l’ancienne structure syndicale lettone, qui existait quand le pays faisait encore partie de l’Union soviétique.

Plus de 100 syndicats non affiliés à la LBAS ont été enregistrés, mais moins d’un quart est en activité. Il s’agit pour la plupart de petites structures, le seuil de création d’un syndicat étant fixé à 50 individus. Au total, 171 syndicats étaient enregistrés en Lettonie en février 2011.3

La LBAS regroupe 21 syndicats, organisés par secteur, comme la construction, les chemins de fer ou les services de santé et sociaux. Les principaux syndicats sont : LIZDA (44 100 membres ; éducation et sciences) ; LVSADA (16 200 membres ; santé et secteur social) ; LAKRS (13 200 membres ; services publics et transports). En interne, les syndicats se composent d’organisations locales opérant sur les différents lieux de travail. La LVSADA compte par exemple 127 organisations syndicales locales.

La LBAS est officiellement neutre dans un paysage politique complexe en pleine évolution.

Les syndicats ont perdu de nombreux affiliés depuis l’indépendance du pays en 1991. En 1995, la LBAS accueillait encore plus de 275 000 membres. Le taux de syndicalisation est bien plus élevé dans le secteur public que dans le secteur privé, même si certains syndicalistes travaillent dans d’anciennes entreprises publiques aujourd’hui privatisées et dans des sociétés aux mains de multinationales.

L. Fulton (2011) La représentation des travailleurs en Europe. Labour Research Department et ETUI (online).