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Participation financière

Bien qu’elle ait bénéficié d’un cadre juridique avantageux depuis 1974, la participation financière des travailleurs reste peu développée en Grèce. À cet égard, la position des salariés, des employeurs et du gouvernement est identique, et aucune initiative particulière visant à faire évoluer la situation n’est engagée.

Depuis 1974, certaines formes de participation financière des salariés ont bénéficié d’un régime fiscal avantageux. Des initiatives ont été prises dans les années 80 et ont débouché sur les lois de 1987 instaurant des avantages fiscaux pour les salariés et les entreprises. Jusqu’au début des années 90, la participation financière a suscité un vif intérêt et était jugée positivement par le gouvernement et la population. 1 Malgré tout, aucune action n’a depuis été mise en œuvre dans ce sens par les parties intéressées.

Selon la quatrième enquête européenne sur les conditions de travail (EWCS), menée auprès de représentants des travailleurs, l’incidence de la participation aux bénéfices dans les entreprises du secteur privé est relativement faible (environ 7 %) et celle de l’actionnariat salarié l’est encore plus (environ 2 %).2 En 2007, 13 % des sociétés cotées à la bourse d’Athènes avaient instauré des plans d'options sur actions. Seulement 1,8 % des salariés y prenaient part.3 Ainsi, malgré les avantages fiscaux dont elle bénéficie, la participation financière des travailleurs est peu répandue en Grèce.

Wilke, Maack et Partner (2007). Rapports nationaux sur la participation financière en Europe, élaborés pour le site www.worker-participation.eu et mis à jour en 2011.