Participation financière
Au Danemark, la participation financière des travailleurs a été intégrée au débat sur la « démocratisation de l'économie » depuis les années 50. Selon l’Enquête sur les entreprises en Europe (ECS), c’est dans ce pays que la diffusion des régimes d'actionnariat salarié dans les entreprises de plus de 10 salariés est la plus élevée d’Europe : 13 %. S’agissant de la participation des salariés aux résultats des entreprises, le pays, avec une diffusion de 14 %, se place dans la moyenne supérieure européenne.
Dès 1958, le Danemark a adopté des dispositions sur l’actionnariat salarié et la participation aux bénéfices (délivrée en actions). Elles permettent la distribution d’actions aux salariés, gratuite et exonérée d’impôt.
Du milieu des années 60 jusqu’aux années 70, on a assisté au Danemark à un débat sur les fonds de participation, qui a été lancé par les syndicats, puis repris par le gouvernement. Mais les propositions avancées à cette occasion sont restées lettre morte. En 1979, une tentative a été engagée pour rendre obligatoire la participation des travailleurs aux bénéfices des entreprises, mais elle s’est, elle aussi, soldée par un échec. Ce sont les régimes de participation instaurés sur une base facultative qui se sont finalement imposés dans la pratique au cours des années 80.
Au Danemark, il existe aujourd’hui trois formes de participation financière, dont l’une est basée sur l’actionnariat. La participation à ce type de régimes est facultative pour les salariés. Les programmes devant être agréés par le Ministère des Finances bénéficient d’avantages fiscaux.1

