Syndicats
Le taux de syndicalisation est relativement élevé à Chypre : entre 55 % et 58 % selon les statistiques du gouvernement. Le paysage syndical se compose de deux grandes confédérations, la PEO et la SEK, auxquelles s’ajoute la DEOK, plus petite, ainsi que des syndicats autonomes importants représentant les travailleurs du secteur public, les employés de banque et les enseignants.
On dénombre un peu plus de 200 000 syndicalistes à Chypre, soit près de 55 % à 58 % de la population active selon les statistiques établies par le Département des relations du travail, publiées sur son site Internet. La base de données des syndicats ICTWSS a chiffré le taux de syndicalisation à Chypre à 54.3 % en 2008.1
Les syndicalistes chypriotes sont regroupés au sein de deux confédérations syndicales principales, d’une confédération beaucoup plus modeste et de plusieurs syndicats autonomes importants.
Les deux confédérations majoritaires, la PEO et la SEK, sont à peu près de même taille. Selon les données fournies par le registraire des syndicats, la PEO compte 81 500 affiliés, contre 71 600 pour la SEK.2 Les origines de la PEO (Fédération des Travailleurs de Chypre) remontent à 1941. Elle a changé de nom en 1946, après avoir été déclarée illégale par le régime colonial britannique. Elle se situe à gauche de l’échiquier politique. Fondée en 1943, la SEK (Confédération des travailleurs chypriotes) est plus proche des parties de droite et du centre. La troisième confédération, la DEOK (Fédération démocratique du travail de Chypre), totalise 8 800 membres et est apparentée au parti socialiste.
Les deux grandes confédérations reposent essentiellement sur une structure sectorielle, avec, par exemple, des fédérations dédiées aux travailleurs du bâtiment, de l’hôtellerie ou de la fonction publique. La PEO comprend huit fédérations, contre sept pour la SEK. La PEO est plus implantée parmi les travailleurs manuels.
Par ailleurs, d’autres syndicats importants sont actifs dans le pays, en particulier PASYDY (fonctionnaires, 16 400 membres), ETYK (employés du secteur bancaire, 9 700 membres), OELMEK (enseignants du secondaire, 4 600 membres) et POED (autre syndicat enseignant, 4 500 membres).
Malgré cette diversité, les relations entre les différentes organisations syndicales sont généralement bonnes. Au-delà de leurs divergences politiques, elles ont su se montrer unitaires dans leurs revendications salariales et d’autres domaines d’intervention.
Entre 2000 et 2006, les effectifs syndicaux ont augmenté de 170 400 à 205 800 affiliés, soit une hausse de 21 %. Avec une hausse de 36 % au cours de la même période, l’emploi a toutefois augmenté encore plus rapidement. Le taux de syndicalisation a par conséquent reculé de 65 % à 58 %.3

