Home / Systèmes nationaux / En Europe

En Europe

Chaque pays dispose de ses propres caractéristiques et expériences. Cette partie reprend quelques éléments essentiels de l'organisation des différents systèmes en Europe.

Syndicats

Les taux de syndicalisation sont très variables au sein des pays membres de l’UE plus la Norvège, allant de plus de 70% en Finlande et en Suède à 8% en France. Cependant, le taux de syndicalisation ne constitue pas le seul indicateur de la capacité des organisations à mobiliser les travailleurs. Depuis quelques années, on assiste à un recul du syndicalisme dans la plupart des pays. Même dans les États où il enregistre une hausse, celle-ci est généralement moins importante que l’augmentation du nombre de salariés. Dans la majorité des pays européens, il existe plusieurs confédérations syndicales concurrentes, dont l’opposition repose souvent sur un clivage politique, bien que les différences idéologiques soient plus ténues aujourd’hui. Les fusions de syndicats continuent de remodeler le paysage syndical, même si elles interviennent plus souvent au sein des confédérations elles-mêmes.

Négociations collectives

La part des salariés couverts par les négociations collectives dans les Etats membres de l’UE plus la Norvège varie de bien au-delà des 90% (100% dans le cas de la Roumanie) à 10%. Les pays situés en haut du tableau affichent des niveaux élevés de syndicalisation, comme les pays nordiques, ou disposent de structures juridiques garantissant que les conventions collectives ont une large couverture. Dans les pays figurant dans le bas du tableau, les négociations se font le plus souvent au niveau de l’entreprise. Dans certains pays, comme la Belgique, l’Italie ou la Suède, il existe des liens entre les différents niveaux de négociation, alors que dans d’autres, comme le Luxembourg ou Chypre, ils ne font que coexister. La tendance générale semble être à un renforcement de la décentralisation.

Représentation des salariés sur le lieu de travail

En Europe, les modalités de la représentation des travailleurs varient selon les pays. Elle s'appuie sur les syndicats et les comités d’entreprise ou toute structure similaire élue par les salariés. Parmi les 27 Etats membres plus la Norvège, les comités d’entreprise constituent la principale forme de représentation dans quatre pays, aucune disposition réglementaire n'encadrant la présence des syndicats sur le lieu de travail ; dans huit pays, les travailleurs sont majoritairement représentés par les syndicats ; dans 11 pays, les deux structures coexistent, bien que parfois, la représentation par les syndicats prédomine ; dans cinq pays, les syndicats sont les seuls organes de représentation, mais des dispositions légales ouvrent maintenant la voie à d'autres options. Dans beaucoup de pays, la transposition dans le droit national de la directive européenne sur l'information et la consultation a encore compliqué la situation. Le point commun à la plupart des États est le rôle central joué par les syndicats.

Représentation des salariés aux conseils des entreprises

Dans les pays de l'UE plus la Norvège, les modalités de représentation des salariés aux conseils d'administration et de surveillance peuvent être classées dans trois groupes. Dans dix pays, la représentation des salariés aux conseils des entreprises est inexistante. Dans six pays, celle-ci est limitée aux entreprises publiques ou récemment privatisées. Dans le groupe le plus important, comprenant 12 pays, les salariés sont représentés aux conseils des sociétés privées à partir d'un certain effectif. Ce seuil est très variable selon les pays, tout comme les autres critères de représentation.

Représentation des salariés au niveau européen

Les représentants nationaux aux organes liés aux comités d’entreprise européens et à la société européenne sont généralement nommés selon des procédures reflétant les structures du pays concerné – soit par le syndicat, soit par le comité d’entreprise. Dans six pays, ils sont cependant élus par l’ensemble du personnel.

Health and Safety

Improving health and safety at work is crucial to the prevention of industrial accidents and diseases. It begins at company level and requires a significant amount of involvement by governments as well as employee and employer organisations. The high safety standards currently in force in certain countries have been shown to result directly from long-term policies promoting tripartite social dialogue, collective bargaining between trade unions and employers, and good health and safety legislation backed up by an efficient labour inspectorate.

Financial Participation

The distribution and significance of employee financial participation in Europe are at first glance no more uniform and structured than in the case of codetermination. Analysis shows examples and cases of good practice concerning financial participation in all European countries, even if the political and economic preconditions vary between strong legal foundations for the active promotion of financial participation (as in France and the UK) on the one hand, and rather poor recognition of such practices at enterprise level by the social partners, on the other.